La partie centrale du Silo à grains n° 5 en 1920.
Musée McCord / VIEW-19569
Les trois sections du silo n° 5 aujourd’hui
© Pierre Chantelois
La capacité de cet immense entrepôt à céréales a été augmentée à trois reprises au fil du temps pour répondre aux besoins du port de Montréal, devenu l’un des ports céréaliers le plus important du monde!
Au tournant du 20e siècle, le port de Montréal prend un essor considérable. Avec la mise en service des trains transcontinentaux, le transit de marchandises s'accroît considérablement – en particulier celui du grain et des céréales.
L'activité portuaire augmentant, les industries de transformation des grains et de la farine s'installent à proximité. La compagnie ferroviaire du Grand Tronc érige alors l'ancienne partie du silo n° 5, entièrement faite de métal. Il s’agit de la portion centrale de l’édifice. Au fil des décennies, des rallonges de béton y sont ajoutées à l’ouest et à l’est pour répondre aux impératifs du commerce.
Que les céréales arrivent par bateau ou par train, des débardeurs déchargent du grain vers les silos. Leurs conditions de travail sont très difficiles. La poussière de céréales irrite les yeux et les poumons en plus d’être très inflammable. Un accident grave se produit le 1er décembre 1924, alors qu’une explosion retentit dans le silo n° 5, faisant un mort et quatre blessés.
Désaffecté depuis 1995, le silo n° 5, véritable cathédrale des temps modernes, est remarquable par les différents styles de construction qu'il combine. Toujours droit, il rend hommage à ces travailleurs d’autrefois, ajoutant ainsi à sa valeur patrimoniale.